Odanak et Wôlinak se partagent 350 millions $ en indemnisation
Les communautés autochtones de Wôlinak et d'Odanak touchent une très importante indemnité du gouvernement fédéral pour tirer un trait sur leurs principales revendications territoriales ancestrales. Elles auront droit à un montant total de 350 millions de dollars, qu'elles pourront utiliser à leur guise. Il s’agit d’une indemnisation pour compenser les empiètements subis sur les territoires au fil des siècles. À Wôlinak, le chef souhaite conserver 50 millions de dollars en banque et investir les intérêts dans les services à la communauté. Michel R. Bernard souhaite agrandir le territoire en faisant l’acquisition de terrains. Il rappelle que la petite communauté n’a pas toujours été confinée sur un territoire de 0,75 km². Michel R. Bernard est le chef des Abénakis de Wôlinak. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme Les 100 millions restants seront divisés entre les 698 membres de la communauté, soit 143 000 dollars chacun. La distribution aux membres pourrait prendre encore quelques mois. Du côté d’Odanak, la communauté obtient réparation pour deux dossiers distincts de revendications, pour un total de 200 millions de dollars. Richard O'Bomsawim est le chef du conseil des Abénakis d'Odanak. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme L'approche d’Odanak sera différente. Il est prévu de conserver le capital et d’utiliser les intérêts au profit de la communauté. Les ententes ont été conclues après des décennies de négociation avec le gouvernement fédéral. Les revendications territoriales trouvent leurs origines très loin dans le passé, parfois jusqu'à la période du régime français.Ça allait jusqu’à Précieux-Sang là-bas, jusqu’à Saint-Grégoire, le parc industriel de Bécancour
, illustre-t-il.
Toutes les personnes qui sont sur la liste de bande vont avoir droit à une partie si on redistribue. Les enfants vont avoir droit à une partie qui sera dans une fiducie, gardée jusqu’à l'âge de 18 ans
, explique le chef Bernard.Odanak reçoit 200 M$
L'enjeu dans tout ceci, c'est le mal causé à notre peuple qui a été dépossédé de ses terres
, soutient le chef des Abénakis d’Odanak, Richard O’Bomsawin.
C’est sûr qu’on regarde pour le long terme. Les retombées pour la livraison des programmes et services et assurer la pérennité de la communauté d’Odanak
, affirme le directeur général du Conseil des Abénakis d'Odanak, Daniel G. Nollet.
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